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vendredi 10 février 2012

Tamgrout et ses célèbres poteries vertes - Maroc


La poterie de la vallée du Drâa est l’une des principales activités artisanales, qui remonte à des temps très anciens. Elle est née du mélange de la culture artisanale locale et d’influences citadines, notamment celles de Fès et de Marrakech.

Sa matière première est constituée essentiellement d’argile, d’eau et de bois. la poudre de certains minéraux et des substances chimiques sont utilisées pour la décoration des produits. Elle présente deux formes principales, la poterie à émail vert et la poterie blanche. La première est l’apanage de Tamegrout, la seconde est pratiquée dans d’autres localités, comme Sfalat, Ouled Brahim, Tazrout, Sidi Ahmed Ben Ah, Astour, Tansikht, Agdei Laqsar et Tarmast. La production répond principalement à des besoins locaux, toutefois des ouvertures aux marchés nationaux et internationaux sont amorcées par la coopérative de Tamgrout ou individuellement dans d’autres villages.

La zaouia naciria, confrérie religieuse, fondée durant la 2ème moitié du XVIème siècle, a joué un rôle principal dans la constitution de ce patrimoine. Ses fondateurs avaient l’ambition d’élever le village de Tamgrout au rang de médina, afin de mieux rivaliser avec les villes impériales de Fès et de Marrakech. Pour amorcer la réalisation de ce rêve, ils avaient rassemblé dans cette agglomération des commerçants et des artisans, menuisiers, forgerons, tanneurs, potiers, originaires de Ghris dans le Tafilelt et du qsar Agouni, situé à quelques kilomètres de Tamgrout...

Article: http://blog.terremaroc.com


jeudi 19 janvier 2012

Essaouira, l’île de Mogador


L’île de Mogador, située non loin d’Essaouira sur l’océan atlantique, recèle les traces d’une installation remontant à l’époque phénicienne.

Il s’agit du site phénicien le plus extrême à l’ouest de la Méditerranée occidentale. Les premières fouilles archéologiques, effectuées en 1950, ont permis de récolter sur le site des pièces de monnaies, des fragments en céramique et d’amphores d’époque romaine. Les sondages ouverts sur le site en 1951 ont mis au jour, à plus de deux mètres de profondeur, un matériel nettement plus ancien (lampes puniques, épigraphie sémitique). Les fouilles entreprises entre 1956 et 1959 ont mis au jour, dans les niveaux inférieurs, une abondante céramique phénicienne, accompagnée de fragments d’amphores grecques et de vases chypriotes du VIIème siècle av. J.-C., ce qui permet de remonter la première occupation du site à la deuxième moitié du VIIème – début du VIème s. av. J.-C

Au Vème siècle, le site de Mogador semble être abandonné au moment même où la pénétration punique s’accentue dans le nord du Maroc, seules quelques amphores prouvent que l’île est encore, épisodiquement, fréquentée avant l’installation mauritanienne. A Mogador sont situées les îles purpuraires du roi Juba II. Au cours des travaux de 1957 une grande habitation mauritanienne fut découverte, elle sera remaniée et agrandie à l’époque romaine.

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